En ces temps de profusion et de confusion, on donne parfois du temps à un disque pour des raisons idiotes. J’aurais pu me pencher sur Real Estate parce que c’est la dernière trouvaille Woodsist (après Kurt Vile, The Ganglians et mes petits chéris de The Woods). Ou sur la foi des réactions (...)
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Au début des années 70, deux illuminés s’enferment pendant un an, la nuit, dans les studios Vogue. Ils en ressortent avec un album de pop musique céleste aux thèmes christiques et chanté en français. Un ovni d’hier, toujours aussi étrange et beau aujourd’hui. C’est Ilous et Decuyper, (...)
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Cet après-midi, je sors péniblement du lit et je manque m’évanouir en me lavant les dents. Il fait super moche dehors. J’ai la gueule de bois et du boulot.
Je lance iTunes en aléatoire, et c’est un groupe déjà défunt qui déboule. Les Harlem Shakes avaient illuminé le début de l’été, une sorte de version (...)
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Ce matin, je mets la musique assez fort pour entendre le son de n’importe quelle pièce. Je danse en me lavant les dents. Il fait beau dehors. J’écoute sans doute pour la 72e fois Ampoule, pop pleine de bips, électro joliment troussée du duo français Nitneroc. Deux étudiants en musicologie maniant avec (...)
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Il y a quelques semaines, j’ai pris une barrière en pleine tête. Pommette ouverte, juste sous l’œil, nez touché, cartilages déplacés. Le lendemain, avec mon nez en vrac, mes points de suture et mes quelques traces de sang, j’entamais avec brio ma toute nouvelle vie de Monsieur (...)
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Comment est-ce qu’on peut chanter avec Cesaria Evora ? Cette voix ! Au Cap Vert, il y a des plages de sable noir, des caldeiras immenses, des nuages prodigieux d’imagination, des falaises qui s’effondrent lentement dans les flots d’un Atlantique déchaîné plus souvent qu’à son tour. Et la voix de (...)
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Je crois que ma première fois, c’était sur “Famous Blue Raincoat” de Leonard Cohen : j’ai eu l’impression très nette que cette chanson s’adressait directement à moi, qu’elle avait même été faite pour moi. J’imaginais presque que la vie de son auteur et la mienne avaient été organisées pour que cette chanson (...)
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Il aura fallu plusieurs mois pour que je discerne ce qui me touchait vraiment dans Monday’s Ghost, le premier album de Sophie Hunger. Un album inégal mais souvent brillant, même lorsque Stephan Eicher s’invite en guest. Un album tendu, à fleur de peau, sous des dehors parfois inoffensifs. Deux très (...)
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The Rayees, c’est comme un gros moteur à explosion, nourri au Marshmallow et au Carambar et qui alimenterait à flux tendu une drôle de machine hybride faite de boîte à rythmes en sucre d’orge, de vieux Casio tout fluorescent, de cymbales empilées, de manches à basse fièrement tendus, et puis surtout (...)
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Parce qu’une simple news ne saurait suffire à décrire l’obsession qui est née l’autre jour. Parce que cette chanson est parfaite parfaite parfaite. Neuf minutes et trente-et-une secondes de bonheur illimité.
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On aurait eu tort de penser qu’Elvis Perkins avait tout dit sur son premier album. Sur Elvis Perkins in Dearland, il a pris le tremplin et il explore encore plus avant les recoins les plus classes de la Dylanerie.
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On a rencontré Vandaveer par hasard et grâce à l’insistance d’une de ses amies qui nous a littéralement poursuivi jusqu’à ce qu’on lui donne sa chance. Grâce lui en soit rendue : quelques jours plus tard, Mark & Rose débarquaient à notre deuxième soirée de poche et livraient une superbe prestation (...)
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