
Performing with Diving
La Blogothèque vous fait gagner des places pour les deux concerts de Diving With Andy à Paris (Café de la danse), lundi et mardi. Le trio pop et classe a dompté ses mélodies mille-feuilles pour la scène. (CREDIT PHOTO : 01audio-video.com
Un jour viendra, c’est écrit, c’est comme ça, où Diving with Andy se produira en grande pompe dans une salle de prestige, avec un orchestre monté sur mesure à l’archet près. Il est trop souvent arrivé à des groupes à la légitimité douteuse de s’offrir ce luxe pour que le répertoire de ce trio-là, conçu avec des arrangements impeccables et des oreilles d’esthètes associés, n’y passe pas à son tour. Il suffira de trouver l’occasion, le bon moment, évidemment le budget, mais pour le reste, tout est là, en place, disponible : le désir sourd de le faire un jour, des partitions de cordes et cuivres comme s’il en pleuvait, conçues pour envelopper une oeuvre très pop, 100% anglophone, classe, très travaillée mais fondamentalement espiègle.
Les économistes ont un mot affreux pour qualifier la palette d’un groupe comme Diving with Andy. Ils appellent ça la concentration verticale. C’est quand une boîte ne sous-traite rien, pilote tout le processus, de l’extraction de la matière première au service après-vente. Dans son activité discographique, le trio a lui aussi cette chance inouïe, donnée à très peu d’artistes, de ne dépendre de personne pour son artisanat. Composition, écriture, arrangements, production, enregistrement, interprétation : Rémy Galichet, Julien Perraudeau, Juliette Paquereau (et leur fidèle partenaire Guilain Ranouil) ne délèguent rien. Pourquoi le feraient-ils ? Le grand drame du groupe est que ses compétences foisonnantes sont si souvent sollicitées par l’extérieur (Daphné, Delerm, Higelin, Chamfort entre autres) qu’il a parfois du mal à se rassembler.
Un seul domaine a pu échapper à l’épatant self-control de Diving with Andy jusqu’ici. La scène.
Né au conservatoire, le groupe est monté pour la première fois sur une estrade deux ans après sa formation, et après moult séances en studio qui avaient déjà cristallisé un son. Un répertoire arrangé et orchestral côté disque. Deux guitares et une voix côté scène. L’équation de la promotion en live ne fut pas évidente à résoudre pour le premier album éponyme, paru en 2006. Le groupe version scène a fini par trouver un équilibre à cinq, avec deux musiciens additionnels (un batteur et un guitariste). C’est dans cette configuration qu’il défend - sauf rares exceptions - le répertoire de son deuxième album, le bien nommé Sugar Sugar, qui n’a pas encore un an. C’est ainsi qu’il jouera notamment sur la scène du Café de la danse lundi et mardi, pour lesquelles la Blogothèque vous fait gagner huit places par soir (voir ci-dessous).
Il y a quatre ans, ’’Diving’’ a eu du mal, de son propre aveu, à se défaire des versions enregistrées pour son premier album. Les structures des morceaux étaient les mêmes. Quelques samples de cordes avaient été reproduits pour cacher ce qui ressemblait à de la nudité dans la version live. Pour le second album, le groupe a pris deux décisions, lesquelles en ont guidé une troisième. La première : bosser son impact scénique, ce que son parcours ne lui avait donné l’occasion de faire jusque là. La seconde : concevoir le concert comme un plaisir égal à celui de parfaire un enregistrement. La troisième, par extension : s’adjoindre des "profs de live" pour que le fruit (sa musique) conserve toutes ses saveurs dans l’exercice du sans filet. Plusieurs résidences à Angers ont permis au trio de sortir de sa coquille, de moduler ses titres pour les concerts, de changer les structures si besoin, d’assumer un son plus brut en toutes circonstances. Le quintette, à Paris, sera même bonifié par un trompettiste, Nicolas Bruche. Ce n’est pas encore l’orchestre symphonique, pas encore le nappage le plus intégral. Mais une touche gourmande de plus dans le dessert le plus travaillé de l’année.
La Blogothèque vous fait gagner huit places par soir pour voir Diving with Andy au Café de la Danse lundi 8 et mardi 9 février. Pour cela, il vous faut :
Répondre correctement à la question suivante : avec lequel de ces groupes que la blogo soutient Diving with Andy a-t-il joué une reprise de Paul Simon à Taratata ? Est-ce Vampire weekend ? Kings of Convenience ? The Mumlers ?
Envoyer à la réponse à blogotheque@gmail.com.
Préciser quelle date vous intéresse.
Préciser en toute objectivité si vous avez besoin d’une ou deux entrées.
Les billets seront attribués aux bonnes réponses les plus rapides dans la limite des stocks disponibles, comme on dit.








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