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Aime-toi toi-même
Mais comment faisait-on, avant Internet, quand on tombait sur un disque pareil. Je suppose qu’on était obligé de l’aimer longtemps en cachette, avant de trouver quelqu’un dont on soit sûr qu’il ne se foute pas de vous dès les premiers phrases :
Noir ou vert, je suis le lutin la forêt des hommes nous appartiens-iens-iens Ouah ou-ah ou-ah
Et plus loin, c’est L’élu qui interpelle. Ce sont d’abord des arpèges aigrelets, puis, guidées par un son synthétique, des paroles qui ne laissent pas trop de doute sur les illuminés qui chantent. Un quasi rythme de samba, mais retenu, des cordes qui tranchent (du banjo ?), des claquements de main, 2’45 de trouble.
Aujourd’hui on se rassure en quelques clics en constatant qu’on n’est pas seul. Que l’album d’Ilous et Decuyper est bien un de ces (...)
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2 février par •
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Collage estonien
On n’a pas tous les jours l’occasion d’entendre la musique d’un groupe de folk jazz qui a sévi entre 1966 et 1976 de l’autre côté du rideau de fer. Wool recordings a sorti le 9 novembre une sélection de titres de ce groupe estonien mythique sous la forme d’un CD et d’un vinyle 25 cm. Retour sur un choc.
Collage est un groupe de jazz vocal estonien formé en 1966 par des étudiants en musique de Talinn. Du jazz qu’ils (...)
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17 novembre 2009 par •
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#30 - Le disque du dimanche se met à (...)
Dimanche dernier, levé aux aurores parce que je m’étais couché avec les poules, j’ai enfin eu le courage de faire ce que je me promets de faire depuis des années : arriver tôt à un vide-grenier. Je sais. Beaucoup d’entre vous, Parisiens ou habitants de grandes villes savent qu’il est vain d’arriver après une certaine heure, car tous les bacs ont été débarrassés des disques un peu intéressants. Mais moi, j’habite un Centre-Var sauvage et relativement vierge de "crate-diggers" et les disques qui m’intéressent échappent souvent aux radars des amateurs de vinyles locaux.
Ainsi, j’arrivai sur le coup des 7h, à l’heure où le matin est encore frais, surtout quand on est en short. Les parkings les plus proches étaient déjà pleins. Toute une faune se pressait déjà autour des couvertures posées par terre, prenait d’assaut les tréteaux. Je voyais enfin les vrais, les purs, les lève-tôt du dimanche, ceux à qui je vais (...)
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21 juin 2009 par •
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