Rockoh
L’urgence d’écrire, d’entendre hurler les guitares (« Licence To Confuse » de Sebadoh en fantasme de jeunesse, Sonic Youth pour le bruit savant et Mogwai en assommoir), de lire le rock (« Great Jones Street » de Don Delillo, immense) ou les belles écrivaines (Chloé Delaume, autre obsession). A part çà, une bonne partie d’échecs, un vin corsé du sud de l’Italie et du rock écossais en doses fortes. Et puis Victor et Tim, rockstars à leurs manières...
Il était plus qu’évident que j’allais offrir des louanges à ce disque immense et radical malgré la rudesse des chansons et l’abrupte production. Il était plus que prévisible que je l’installe immédiatement sur les plus hautes marches d’un panthéon personnel. All Creatures Will Make Merry a été enregistré spécialement pour moi, je crois…
Il y avait des signes avant-coureurs, des indices flagrants et des détails qui font l’essentiel d’un jugement élogieux. Les Meursault sont écossais et leur chanteur, Neil Pennycook, a l’accent rugueux des Highlands, intact même dans les cris et la violence. Leur musique, dans ses moments les plus paisibles comme dans les plus véhéments, est l’affirmation d’une identité locale extrêmement forte : c’est du Twilight Sad en version folk lo-fi, de (...)
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Reykjavik, trois heures du matin, on ne doit pas être loin du port (on croirait entendre une sirène de bateau dès les premiers instants). Un roulement de tambour aussi pour introduire, pour brouiller déjà la localisation. Cette familiarité d’instruments singuliers (basson, accordéon, banjo, cor…) qui vont, sans complexe, hors de leurs répertoires dédiés et plus classiques, faire de la pop. A l’islandaise : inventive et (...)
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Il avait dû répéter un peu pendant l’après-midi, se réapproprier quelques chansons qu’il n’avait jamais jouées en public auparavant, les réinventer, les réapprendre presque. Elles n’avaient pas été composées pour une performance solo et acoustique, elles avaient besoin d’une deuxième guitare, d’un chœur féminin, d’un peu d’arrangements et d’ornements aussi… et il allait les jouer seul, en un concert un peu singulier, dans une librairie. Il n’avait pas de pression, juste l’envie de bien faire…
Réal : Nat Tourné à Paris
Rod Jones est le guitariste d’Idlewild. Il a aussi beaucoup écrit pour d’autres, plus ou moins anonymement. Une douzaine d’années de métier et l’envie finalement concrétisée de se lancer sous son nom, avec un premier album « solo » au nom inspiré par un roman de Flaubert. Un album plutôt folk, bercé par les souvenirs d’enfance, les (...)
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